dimanche 24 février 2013

Un soupçon de ville, un peu de montagne et beaucoup de plage...

Du 16 Novembre au 3 Décembre 2012

Bonne nouvelle, Angèle a adopté un nouveau Doudou découvert un peu par hasard sur les étales des peluches de Noel. On lui enlève son bonnet rouge et blanc et dans ses bras il apaise peu à peu le chagrin d'Angèle.
Le nouveau Doudou. 
 Angèle peut maintenant rendre le Nounours à son frère...



Après pas mal d’hésitations, on finit par opter pour la solution route côtière. Les stations balnéaires se succèdent. Un bon point pour nous, ce n’est pas encore la période du rush vers les plages. Nous changeons d'état, lassant le Victoria pour le New South Wales. Arrivant à Eden, une destination qui a la cote auprès des australiens, nous sommes agréablement surpris d’entendre parler français… Youpie ! c’est une petite famille de voyageurs comme nous, les Akili. Sauf qu’eux parcourent les chemins du monde en tournant dans l’autre sens. Dommage, on ne fera que se croiser ! Deux autres français, Mathieu et Cécile, en vadrouille en Australie pour un an, sont aussi  dans les parages et ont déjà fait connaissance avec la famille Akili. Tout ce petit monde se retrouve le temps d’une pause déjeuner puis chacun reprend sa route.  Comme ces moments de partage (en français…) nous font du bien !


Ce soir là, nous nous arrêtons dans un camping. Cette fois-ci les kangourous ont carrément élu domicile au milieu des campeurs. Des panneaux mettent en garde les vacanciers de ne pas s’en approcher et ne pas les nourrir.  Mais les kangourous, eux, ne savent pas lire... ils n’hésitent pas à forcer le passage pour essayer de chiper nos tartines.

tentative d'approche


Tim : "un oeil jaune plastique..."




















Activité manuelle au camping





Tim fait ses première brasses sous l'eau

heureux comme des poissons dans l'eau
Plus on monte vers le nord du pays, plus il fait beau et chaud. A nous les piscines des campings et les ploufs dans la mer de Tasmanie! Toujours plus au nord, nous faisons une halte dans la baie de Bateman, dans un recoin préservé, Depot Beach National Park. Etant une fois de plus arrivés de nuit, ce n'est qu'au petit matin que l'on se rend compte de la beauté des lieux et de sa richesse. La mer n'est certes pas encore très chaude au printemps sous ces latitudes mais elle est très propre et d'un bleu avenant. Le coin est calme et abrite de nombreuses espèces d'oiseaux parmis lesquels nos bien aimés kookaburas, différents perroquets dont les très colorés "arc-en-ciel", des vanneaux masqués, des cacatoès à crêtes jaunes et des canards des bois... pour ne citer que ceux que l'on a pu identifier. Et toujours... des kangourous.




Inspection d'une termitière



loriquets arc-en-ciel


Le vanneau masqué

canards des bois
Parfois nous quittons l'axe principale juste pour le plaisir de sillonner la campagne quitte à rouler un peu plus longtemps. Voici un détour choisi juste parce qu'une pancarte nous promet une fromagerie toute proche...




enfin un peu de fromage digne de ce nom!
Nous ne visiterons pas la capitale de l'Australie, Canberra, située à  quelques 150 km à l'ouest. Quitte à visiter une ville, ce qui n'est pas notre tasse de thé, autant prévoir une halte dans peu de temps à Sydney, ville d'art et de culture.
Mais avant de nous y rendre, nous décidons de bifurquer vers l'ouest pour rejoindre le Parc National des Blue Mountains inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis l'an 2000. Un peu de montagne nous fera du bien!
D'après notre carte, nous ne sommes plus très loin de l'un des villages phares du  Parc, Katoomba, situé à environ mille mètres d'altitude.
Bizarre, nous sommes toujours sur une deux fois deux voies et plutôt que des villages, les bourgs qui se succèdent ressemblent à des cités dortoirs proprettes... il faut bien nous rendre à l'évidence, nous sommes bien arrivés. Nous sommes loin des paysages ruraux que l'on s'attendait à trouver. Première visite, un point de vue sur une succession rocheuse appelée "Three Sisters" (3 soeurs). Joli panorama mais au milieu d'une foule!! heureusement, dès qu'on emprunte un sentier un peu escarpé pour admirer ce bel ensemble de plus près, on se sent un peu plus tranquille...
Et pourquoi les Montagnes Bleues? la forêt est composée essentiellement d'eucalyptus qui renvoient une lumière bleutée. Ouaif... on ne devait pas avoir la bonne lumière ce jour-là...

Avant de quitter ce village, nous faisons halte dans une galerie abritant quelques commerces pour touristes et un centre culturel. Nous serons ravis d’avoir enfin quelques informations concernant la culture aborigène. Car contrairement à la Nouvelle Zélande où nous avions été surpris de constater à quel point la culture maoris fait partie intégrante de la vie de ses habitants, l’Australie semble mettre de côté son peuple primitif, les aborigènes. On ne croise pas d’aborigènes, ils vivent en communauté dans les terres et ne sont pas intégrés dans la société australienne.  Toutefois le pays n’hésite pas à mettre en avant l’héritage culturel qu’elle en a reçu : didgéridoos et boomerangs sont des best sellers en matière de vente de souvenirs…  
Après une bonne dose de lieux hypers fréquentés, rien de mieux qu'une bonne échappée en campagne.


Cacatoès noir à queue jaune
Oiseau lyre




Quand on a peu de jouets, on les fabrique!



Cherchez l'erreur...

Les Trois Soeurs
Une autre formation de grès appelée Tête de Sanglier
Nous nous rendons dans une des maisons du Parc en quête de renseignements et de cartes topographiques. L’accueil y est très sympa et nous permet de nous trouver une petite rando, nommée Grand Canyon, qui promet un itinéraire varié d’environ 3 à 4 heures. Parfait ! 

Perchés à 1000 mètres sur un plateau dominant une vaste forêt, nous empruntons un sentier étroit, sinueux et abrupte. Il nous plonge directement dans les entrailles du canyon. La végétation change, nous nous retrouvons dans une forêt humide et luxuriante où dominent les fougères. Voilà un terrain de jeux comme on les aime, des passerelles, des ponts de bois, des passages acrobatiques sous des voûtes de pierre… et des tas de bêtes à observer, grenouilles aux cuisses rouges, coléoptères, cacatoès noirs à queue jaune…..                                                                                           
On découvre même la fleur de waratah, emblème de l'état du New South Wales qui ne fleurit que pendant une courte période et ne pousse qu’à quelques endroits. La fin du circuit est encore plus chahutée que le départ. Il faut se faufiler, crapahuter dans la roche et surtout tout remonter! Mais comme à leur habitude, Angèle et Tim font preuve de beaucoup de courage.
Sur le parking, au retour de notre ballade, nous faisons la connaissance de Raphael, Aurélie et Esteban fraîchement débarqués d’Asie et parcourant comme nous le vaste monde en famille. Encore une ! décidément, nous ne sommes pas seuls à avoir eu cette idée folle…. Comme souvent, l’échange est assez rapide mais plaisant.






Devil flower

    



Même pas... très haut...
Pour dormir, même besoin de nature, une petite route nous mène droit vers le bivouac idéal: de l'herbe, des arbres, une rivière, quelques vans ayant flairé eux aussi le bon coin, un wc chimique bien entretenu et des chants d'oiseaux.  
Au petit matin, ce sera activité boomerang et exploration de la rivière. Un timide lézard se fait d'abord surprendre puis arrivent des dragons d'eau! malgré notre présence, de plus en plus rapprochée..., ils nous laissent le loisir de les inspecter pendant qu'ils se font dorer au soleil.







Ombres chinoises sur fond rouge...

Pour sortir du Parc, pas question de reprendre la même grande route, nous nous dirigeons plus au nord. Bingo, cet axe est nettement moins fréquenté et nous passons près d'un jardin botanique perdu au milieu de nulle part au sommet d'une colline, le Mont Thomas. Arrêt. La pluie pensait nous chasser. eh bien non! et on a bien fait d'insister car le jardin est magnifique.







Tiens, une Ancolie...


Fin du périple vert (enfin, on le pensait...) car nous partons en direction de Sydney. Par contre, pas question de rentrer dans la ville avec notre van! Miracle, à peine à 15 km du centre-ville, on trouve un autre Parc National. L'Australie en a apparemment pas mal....
Celui-ci est beaucoup plus petit, il entoure une rivière et s'appelle Lane Cove National Park. Il est géré par des rangers très avenants et vu le prix et le cadre, ça nous va à merveille. Depuis là on partira à la découverte de Sydney en prenant le train. La gare est toute proche. En Australie tout est cher, heureusement, parfois, ils offrent des réductions importantes. Si on attend dimanche, c'est-à dire dans trois jours, on bénéficiera du Family Pass à 10 $ pour nous quatre au lieu de l'habituel Day Pass qui nous reviendrait à 66 $... Jolie économie, on va donc attendre...
Au camping, ça commence bien, le premier jour on nous propose de participer à une ballade nocturne. Accompagnés d'une ranger, nous partons donc explorer les alentours pendant deux bonnes heures. Le chant des kookaburras nous accueille. Des opossums nous observent par dizaine, haut perchés. Puis nous croiserons d'autres bestioles, celles qui ont huit pattes...
Mais une autre surprise nous attend le lendemain. Tranquillement en train de déjeuner à l'abri du soleil dans le van, Laeti stoppe net son geste et crie.... au crocodile!!!.... tout le monde se précipite dehors pour constater que malgré les ressemblances (pour faire plaisir à Laeti...), on a plutôt à faire avec un énorme lézard de près d'un mètre cinquante!
Des campeurs australiens avisés nous apprennent qu'il s'agit d'un goanna ou varan d'Australie, un gros reptile qu'il n'est pas rare de croiser près des cours d'eau. Les oiseaux se sont mis à piailler de toute leur force en le suivant et en tentant de le becquer pour empêcher sa progression. Et pour cause, l'animal se nourrit de leurs oeufs et n'hésite pas à grimper dans les arbres. Impressionnant! Angèle, pas effrayée pour un sou malgré sa taille et sa langue fourchue qu'il lance devant lui en la balançant de gauche à droite, le suit jusqu'à ce qu'il disparaisse derrière une palissade. Quand j'y repense, heureusement qu'on   ne l'ai pas croisé au détour d'un chemin! 




un dragon d'eau de passage...


Le brush turkey, résident gourmand du camping
Hello!!


L'araignée Croix de St André

Opossum
Opogèle??

Opotim??


le goana
même pas peur!








Dimanche, ça y est, Sydney est à portée de notre bourse... il fait un temps sublime quoiqu'un peu chaud au goût d'une famille jurassienne... nous achetons nos passes à la gare, ils sont valables pour la journée et vont nous permettre d'utiliser tous les moyens de transport dont disposent la ville et son agglomération, train, bus, métro et ferry hormis le monorail. Sydney est une ville gigantesque, elle compte pas loin de cinq millions d'habitants. Pour faire plaisir à nos loulous on commence par tester le premier parc de jeux que l'on rencontre. Pas mal! En plus, depuis là, on aperçois déjà l'opéra vers lequel nous nous rendions. Hop! un petit coup de ferry pour rejoindre l'autre rive et nous y sommes. On a beau l'avoir déjà vu en photo, on est impressionnés par sa taille et son architecture. 
L'endroit est sympa, on est au bord de la mer et au coeur de la vie de la ville. On flâne, on s'arrête admirer les prouesses pyrotechniques d'un artiste de rue, on apprécie le son du didgéridoo joué par un aborigène, on grignote, on sirote et on termine par un petit resto... la journée passe à une vitesse folle. Il fait déjà nuit quand nous partons rejoindre la gare en passant par le Harbour Bridge, autre symbole  de la ville, depuis lequel on a une vue magnifique sur le port et l'opéra. 









Peut être le futur sponsor d'un futur voyage...



Notre ballade le long de l'infinie côte est reprend. Nous avons encore une vingtaine de jours pour arriver à Brisbane, au sud de l'état du Queensland, où nous devons ramener notre campervan donc largement le temps pour parcourir les 700 km restants. Nous savourons chacun de nos bivouacs. Le printemps est généreux. Les locaux nous disent d'ailleurs que nous sommes chanceux car un temps sec et ensoleillé n'est pas toujours de mise à cette période. Nous passons par Emerald Beach, un coin sympa et peu fréquenté qui nous permet de faire une journée de canoé en famille presque seuls sur l'eau. Des petits poissons font des bonds autour de nous, des poissons volants?? 

ohé, ohé matelot!






Equipage australien typique dans les camping

Et tandis que nous montons vers le nord et nous rapprochons de Brisbane, nous plongeons aussi dans l'univers des plages branchées et du surf made in Australia! 
Commençons par Byron Bay, petite ville la plus à l'est de l'Australie dont les plages et les rouleaux font rêver les surfeurs du monde entier. Malgré le monde, elle dégage une atmosphère agréable. On décide donc d'y bivouaquer quelques jours. Son univers cosmopolite, mélange de bourgeoisie et de babas cool en fait un lieu vraiment particulier. Des tas de surfeurs se baladent la planche sous le bras, à pied ou en vélo, d'autres débarquent dans des vieux combi bariolés tendance woodstock et les plages sont noires de monde. Il y a les adeptes de la bronzette, les surfeurs qui attendent leur tour pour se jeter dans la vague, des poètes qui dessinent dans le sable des peace and love, des yin et yang et des rosaces... et nous... 



Le rêve de Laeti





Le lendemain, un dimanche, la plage est encore plus bondée. C'est jour de compet' pour les futurs sauveteurs en mer. Même les plus jeunes sont déjà incroyablement affutés!


Dans un champ tout près du centre ville il y a aussi une grande foire où on va se régaler de la canne à sucre locale fraîchement pressée et flâner au milieu des stands. Des danses s'improvisent à droite à gauche autour des groupes de musique. Il y en a pour tous les goûts, de la country, du rock, du reaggae...
En quittant Byron Bay, on décide de ne pas rejoindre la highway pour plutôt chercher des chemins de traverse. Mais notre route, après nous avoir fait grimper sur une colline, devient un chemin et débouche finalement sur un cul-de-sac...voilà ce qui arrive parfois quand on veut se faire un itinéraire à soi... peu importe, les paysages étaient chouettes et on a pu faire découvrir à nos enfants les premiers bananiers de leur vie! A cet endroit, une petite entreprise fait d'ailleurs de la vente directe de leur bananes. Ca ,on aime! On s'arrête donc pour en acheter quelques unes. Elles sont plus courtes et plus rondelettes que celles qu'on a l'habitude de manger, ce sont des Lady Finger. Au moment de régler, le type refuse. il nous dit: "pour si peu.. " Sympa les gens dans ce coin! 
Et en plus, elles sont vraiment délicieuses! 

pressage de la canne à sucre
Mmmm! c'est bon le jus de canne à sucre!


On ne peut pas rester dans ce camping...

Allez, on reprend notre chemin. Dans quelques km nous serons dans le Queensland...







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