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dimanche 23 septembre 2012

Ischigualasto : Vallée de la lune

Du 7 au 10 juillet

A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous sommes sur le point de prendre un avion à Buenos Aires pour  rejoindre un nouveau pays de l’autre côté du Pacifique, la Nouvelle Zélande.
Nous avons en effet pris beaucoup de retard sur notre blog puisqu’aux dernières nouvelles données, nous devions rejoindre la Bolivie et le Pérou...2 pays que nous venons en réalité de quitter.
N’allez pas croire que nous sommes paresseux… non !! c’est que, même si ça peut paraitre étrange de la part de personnes qui ne travaillent pas, nos journées sont assez chargées et nous laissent peu de temps pour l’écriture. Et il faut bien l’avouer… parfois, l’envie manque un peu de passer du temps sur l’ordi… et puis, en Bolivie comme au Pérou, internet existe mais les connexions ne sont vraiment pas fameuses…
Nous allons donc tâcher de faire une rétrospective des 2 mois manquants en retraçant les moments importants qui ont ponctué notre voyage depuis que nous avons quitté Mendoza en Argentine (dernier blog).

Après un plaisant passage par le vignoble argentin, nous allons faire une petite boucle (de quelques centaines de km…) plus au nord  pour visiter le Parc Provincial d’Ischigualasto, plus connu sous le nom de Vallée de la Lune. 

Le paysage devient rapidement désertique.Nous faisons une halte dans le très charmant petit village de San Agustin de Valle Fertil, véritable oasis dans cet univers minéral.

Route en ruban vers San Agustin.

Une vallée fertile étonante

Promenade à pied

Promenade à vélo
Puis nous quittons cette vallée fertile pour un tout autre univers à seulement 80 kilomètres : La vallée de la Lune. Nous pouvons le dire maintenant c'est la plus belle "vallée de la Lune" que l'on ait vu, car chaque pays que nous traversons en a une, le Chili à San Pedro de Atacama et la Bolivie au sud de La Paz. Depuis l'an 2000 cette merveille est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO. Nous parcourons ce parc (en partie...) de 630 km2 avec notre ccar en convoi avec une vingtaine d'autres voitures et un garde du parc. Il explique en espagnol sa formation due à l'érosion liée au vent et aux quelques millimètres de pluies annuelles. Merci Laeti pour les traductions...

Les images se passent de commentaires... 






Au pied du "chat" : El Gato










El Submarino

Le guide avait promis une surprise, et de l'autre coté du "sous-marin" un petit groupe de musiciens, des danseurs de Tango et une dégustation de vin de San Juan nous attendaient....







A la fin de la visite nous ferons la connaissance du pétillant Ernesto la Chispa et d'une petite famille des environs de Cordoba. Puis, rêvassant devant le coucher du soleil, des zorros et des maras viennent nous rendre visite. Pour terminer la soirée, on s'offre une bonne pizza à l'entrée du Parc avant d'y bivouaquer dans un calme absolu et... une connexion internet d'une qualité inattendue.

Le zorro colorado

Empreinte de patte de nandu

  un peu lapin, un peu kangourou... un mara, quoi...

Angèle tout près du mara. Pas si farouche cette étrange bête!

Ernesto l'étincelle & co.

Après cette petite incursion dans le nord de l'Argentine, nous remettons le cap sur l'océan Pacifique  au Chili en traversant à nouveau le tunnel Cristo Redentor perché sur les hauteurs de la Cordillère.

lundi 10 septembre 2012

Mendoza et ses bodegas

Du 4 au 6 Juillet 2012

Après avoir un peu tourné en rond dans la ville, nous trouvons un camping. Pour la première fois, les températures nous permettent de manger à l’extérieur du camping-car. La Patagonie et la pampa sont désormais bien loins ! nous sommes maintenant installés à l’ombre d’un palmier géant et des oiseaux gazouillent autour de nous.


Bivouac au camping Suizo.


Véritable vélomoteur
En flânant dans les rues de Mendoza, personne ne peut ignorer que le vin produit ici et dans les environs fait la fierté de la ville. Plusieurs dizaines d’agences se bousculent pour nous proposer une visite de bodegas. Nous devons choisir entre deux agences qui nous proposent chacune une excursion  à 130 pesos pour l'une et à 4500 pesos pour l'autre! Non il n'y a pas d'erreur de frappe, on ne cherche pas d'explications, et on prend la première proposition de l'agence Mayas.
Bien décidés à vérifier si les vins argentins rivalisent vraiment avec les vins français, nous nous laissons embarquer avec joie dans une mini excursion d’une demi journée. Pour se rendre au lieu de rendez-vous, nous prenons un colectivo, en d’autres termes, un bus. A la différence que le chauffeur latino de colectivo se prend pour un pilote de formule 1…il personnalise son bus avec de la moumoute sur son siège, son tableau de bord et autour de son volant !!! rajoutez quand même une petite image pieuse là au milieu et de la gomina sur les cheveux  et c’est parti pour un tour de manège inoubliable ! Feu orange, on accélère à fond, feu rouge on pile et on fait ronfler le moteur et feu vert on met les gaz et on fait la course avec les autres en doublant par la droite si possible. Nos enfants adorent et rient aux éclats… Angèle en oublie même que normalement elle est malade en voiture...







Bien que le moment soit plaisant pour nos deux loulous, le but de notre journée n’est pas là…
Un minibus nous conduit à travers la campagne, puis, studieux, nous buvons les paroles (et les verres) de nos hôtes vignerons.  





Le secret d'un bon vin argentin...

Les vignes cotoient les forages  pétroliers.


Tim et Angèle trouvent leur compte en jouant dans les vignes et en grimpant sur les tonneaux… Deux bodégas et une fabrique d’huile d’olive plus tard, la sortie, qui devait durer quatre heures, va finalement se prolonger de deux bonnes heures. 

Vinification traditionnelle


Après les bodegas nous visitons une fabrique d'huile d'olive.

Les meules pour écraser les olives.

Les presses pour extraire l'huile.

Prêts pour la dégustation!



Laeti fait ses emplettes.
Tim adore les raisin sec enrobé de chocolat.


Finalement nos guides décident de nous offrir un petit détour par une fabrique familiale de confitures, sirops et alcools artisanaux en tous genres. Les nombreuses dégustations auront raison de notre ‘raison’...



Une absinthe flambée!

Laeti n'y croit pas encore, de l'absinthe ici !!??
Nous rentrons satisfaits et repus après une belle journée: Sympa Mendoza !



vendredi 27 juillet 2012

Du chocolat à Bariloche !!

Comme vous l’avez certainement compris, lorsque nous publions une nouvelle page sur notre blog, nous sommes en réalité déjà en train de vivre d’autres aventures. Pour cette raison, alors que nous vous racontons ce que nous vivons à Bariloche (Argentine) et à Pucon (Chili), nous avons déjà vécu d’autres (més)aventures : après Pucon nous sommes allés à Valparaiso au bord du Pacifique et là, alors que nous visitions la ville nous nous sommes fait cambriolé le ccar et dérobé notre ordi portable qui contenait entre autres nos dernières photos et quelques affaires. Pour cette raison, nous n’avons plus d’images de ces deux escales de notre voyage. Mais nous reviendrons plus tard sur cette histoire...


Finis les paysages désertiques et la Pampa. Finis aussi les sympathiques guanacos et la faune de la Patagonie du sud que nous aimions tant, petit pincement au cœur quand même…
Juste avant d’arriver à notre prochaine étape, les paysages sont complètement différents, moins dépaysants. Nous sommes en montagne dans des paysages verdoyants. On se croierait au printemps dans les Alpes suisses, à la seule différence que là nous sommes en plein hiver. Ce sont bien des forêts de conifères et de feuillus qui nous entourent, sauf que malgré la saison, tous ont encore leurs feuilles ou leurs aiguilles. C’est assez déroutant ! Il fait grand beau, nous sommes très enthousiastes à l’idée de faire notre pause dans un tel décor.
D’après ce que l’on a pu lire sur internet ou sur notre guide, San Carlos de Bariloche appelée plus communément Bariloche nous promet une belle visite. C’est en effet la capitale argentine du chocolat !
En arrivant, notre premier sentiment n’est pas vraiement celui escompté : la ville n’est pas très belle et ne présente pas une architecture particulière. Son avantage quand même est qu’elle est située au bord de l’immense lac Nahuel Huapi et qu’elle est entourée de montagnes. La petite station de ski « Cerro Catedral » située à 11km en est la fierté.
Nous nous garons à quelques pas de l’office de tourisme qui est au cœur de ce qui nous intéresse dans cette ville : les boutiques de chocolat. Elles se concentrent toutes dans une seule et immense rue que nous parcourons bien sûr sans en perdre une miette. Ici, on nous propose de goûter, là on nous fait une réduction, partout dans la rue il y a des rabateurs qui cherchent à vous faire entrer dans LA meilleure chocolaterie de Bariloche. Evidemment nous avons craqué… L’autre attrait de cette ville (si ç'en est un…) c’est cette grande place où pour quelques pièces, vous pouvez vous faire prendre en photo avec des chiens Saint-Bernard équipés de tonnelets, bien sûr. La place et belle, elle est entourée de bâtisses en pierre et en bois dans un style très alpin. Le gros problème c’est que tout ce tape à l’œil est créé de toute pièce pour le touriste en empruntant l’image des Alpes et du Chocolat Suisse. Un peu ridicule tout ça au milieu d’une ville argentine qui mériterait de mettre en avant bien d’autres atouts !
Nous ne manquerons pas quand même de visiter une fabrique de chocolat et son petit musée. Bon, comme la visite guidée est en espagnol et qu’il n’y a que Laeti qui comprend, ils nous laissent faire notre petite visite tranquilles. Mais avant de commencer, nous avons droit à un bon cacao chaud très, très, très concentré et donc amer. Pas du tout du goût d’Angèle et Tim qui accueillent ce magnifique présent par un « Beurk ! » pas très discret... Nous apprenons que les français sont quand même les troisièmes plus gros consommateurs de chocolat derrière les allemands et les russes !
Après ce bon moment, nous partons bivouaquer au bord du lac. C’est un grand parking en contre-bas de la route, l’endroit paraît calme et la vue est plutôt sympa entre lac et sommets enneigés. C’était sans compter sur une des passions de nombreux argentins, la voiture ! Passé minuit, trois magnifiques voitures d' un autre temps( R12...) déboulent tout près de nous, non pas pour se garer mais... pour faire la course… Bien sûr la ligne de départ est juste à côté du ccar. Les moteurs grondent « vroum, vroum », c’est à celui qui fera le plus de bruit car, en Argentine, rouler avec un pot percé en ville semble être le top du tunning. Puis 3,2,1 c’est parti jusqu’à l’autre bout du parking à fond les manettes avec un gros coup de patin à l’arrivée et c’est reparti dans l’autre sens. Cette fois, à côté du ccar c’est la ligne d’arrivée ! Et c’est comme ça pendant plusieurs tours jusqu’à ce qu’ils viennent se reposer un peu près de nous pour siroter quelque chose qui ne ressemble pas à de l’évian ni à du maté !... Bref on lève le camp avant que ça ne sente trop le roussi…Et nous revoilà en train de tourner dans la ville pour trouver une rue pas trop malfamée, pas trop en pente, pas trop en dévers et sans trop de chien errants où se poser et DORMIR ! C’est aussi ça l’aventure !

A la place de nos photos disparues lors du vol de notre ordi, voici un patchwork de photos de notre traversée de la Cordillère des Andes accompagné par un morceau de musique joué par petit groupe de Bariloche. Leur CD est le seul et unique souvenir matériel qui nous reste de notre passage là-bas. Peut-être reconnaîtrez-vous cet air !...

lundi 16 juillet 2012

La forêt pétrifiée

De retour dans la province du Chubut à Comodoro-Rivadavia où nous étions passés un mois plus tôt, nous obliquons plein ouest. Après trois jours de route depuis El Calafate, nous envisageons un point de chute à Sarmiento. Comme beaucoup de monde, nous voyageons avec un guide « Lonely Planet ». Nos choix de routes s’orientent en principe à la suite de cette lecture. Bon, notre guide sur l’Argentine est en Anglais et date de 2005 et celui du Chili en espagnol alors forcément, parfois on a des blancs... Alors on se tourne vers internet, mais, si la toile est riche de milliards d’infos, ça devient aussi un véritable labyrinthe pour trouver « ze » info sans se laisser dévier par d’autres infos qu’au départ on ne cherchait pas du tout. En plus, en Amérique du Sud, bien qu’on trouve la Wifi assez fréquemment, la connexion n’est pas toujours possible. Ça dépend apparemment de la couverture nuageuse! Reste les infos que les locaux peuvent nous donner, c’est bien souvent la meilleure source.
Mais revenons à notre itinéraire, c’est donc sur notre guide « papier » que nous trouvons l’info suivante : à côté de Sarmiento se trouve une forêt pétrifiée « el bosque petrificado » et d’après ce que l’on arrive à déchiffrer, ça a l’air de valoir le détour… Depuis le village, il faut suivre un chemin en ripio sur pas loin de 30km pour accéder au site. Les pluies des jours précédents n’ont pas arrangé notre chemin qui se transforme juste avant la destination finale en champ de boue. Mais Pistar est bien le plus fort, et aidé de Sylvain au volant, ça finit par passer...
On est passé...Sans les chaînes!

Depuis Ushuaia, Pistar à pris des couleurs...
Une fois de plus nous serons certainement les seuls à visiter les lieux aujourd’hui… Un garde du parc nous accueille et nous oriente. Un sentier balisé de quelques kilomètres nous balade au milieu des montagnes colorées. Le paysage est désertique, quasi lunaire. On a l’impression qu’ici tout est mort. Les montagnes de grès ont des couleurs fascinantes variant du jaune aux orangés et violacés. Leurs formes sont toutes aussi variées mais toujours en rondeur.
Montagnes colorées.

Paysage désertique.

C'est encore mieux qu'un tas de sable.
Partout, et c’est bien là l’intérêt de la visite, des troncs, des branches ou des copeaux non pas en bois mais en pierre. Même en s’approchant de très près, si on n’utilise pas ses mains pour toucher ou si on ne frappe pas deux morceaux l’un contre l’autre pour s’assurer de ce que l’on voit, on jurerait que c’est bien du bois. Même les enfants n’en croient pas leurs yeux ! On aimerait tellement en ramener un petit morceau pour montrer à tout le monde cette étrange transformation. Mais là, le garde a été très clair « interdiction formelle de prélever le moindre échantillon ». La menace d’une fouille des poches à la sortie du Parc suffit à dissuader le visiteur…
On voit bien les noeuds du bois.
Difficile d’imaginer qu’il y a des millions d’années s’étendait ici un paysage de mer entouré de forêts de fougères, de conifères et de palmiers. De ce passé il reste cet étonnant et magnifique paysage. Après deux bonnes heures de balade dans ce lieu hors du commun, nous visitons le petit musée à l’entrée du Parc. Heureusement que l’on n’avait pas vu avant que d’horribles bébêtes vivent ici : veuves noires et ses congénères à huit pattes, scorpions et autres scarabés géants…Brrrr !!!

Les empreintes d'un nandou.

Même pas peur...
Nous avions aperçu des empreintes de nandous et on apprend que vivent aussi ici des pumas ! Le musée possède aussi une belle collection de dents de requins et quelques fossiles témoins d’une époque révolue.
En fin de journée, de retour au village, nous partons nous isoler vers le lac tout proche pour camper. Mais c’est sans compter avec le célèbre vent de Patagonie qui  nous avait  déjà fait tourner en bourrique toute une nuit sur la Péninsule Valdès. Nous voilà obligés de lever le camp à minuit pour retourner nous poser dans une rue du village. Petite nuit…
Avant de quitter le village pour d’autres horizons et clôturer cette belle pause, nous emmenons les enfants visiter un parc de reproduction à taille réelle de dinosaures ayant existé dans la région. Ils ont été reconstitués d’après les restes retrouvés, peaux, poils et ossements.
Géant le dinosaure...

Coucher de soleil.
Maintenant c’est cap au nord ! Nous allons remonter plus de 600km pour rejoindre San Carlos de Bariloche, capitale argentine du chocolat, dans la province voisine du Rio Negro. J'en connais qui vont adorer, hummm....